Le bourg des cuvages
Jusqu'à la fin du XIXe siècle, Aubière vivait de la vigne, avant que le phylloxéra ne mette fin à cette activité. Il en reste une marque dans l'architecture : la plupart des maisons du bourg possèdent un cuvage, l'ancien local où l'on faisait le vin. Ces volumes étaient pensés pour le travail et non pour l'habitation ; beaucoup ont été transformés depuis.
Sur ce genre de maison, la toiture couvre parfois deux corps de bâtiment de hauteurs différentes, accolés au fil des générations. La jonction entre eux, le solin contre le mur et l'écoulement de l'eau vers la rue méritent un contrôle attentif.
Le bourg s'est d'abord développé dans l'enceinte du château, au XIIe siècle ; dans un bourg né à l'intérieur d'une enceinte, les maisons sont souvent serrées et mitoyennes. Une intervention sur un toit touche donc parfois la limite avec le voisin. Nous repérons avant le chantier où passe cette limite, comment l'eau s'écoule entre les deux toits et par où accéder sans gêner la rue. Quand la reprise d'un raccord commun s'impose, nous vous conseillons d'en parler au voisin en amont : une couverture refaite d'un seul côté laisse souvent subsister la fuite.
Neuf cents caves sur les coteaux de l'Artière
Les flancs nord et sud de la vallée de l'Artière sont creusés d'environ 900 caves, accessibles par 180 entrées et construites entre le XVIe et la fin du XIXe siècle. Particularité locale : elles sont bâties en hauteur, car la nappe phréatique rend le sous-sol trop humide, d'où l'expression « monter à la cave ». Certaines servent encore à l'affinage du fromage ou à la garde du vin.
Si un bâtiment couvert protège l'entrée de votre cave, son toit compte autant que celui de la maison : une infiltration y aggrave une humidité déjà naturelle. Nous reprenons ces petites couvertures avec le même soin qu'un toit d'habitation.
Une vallée basse et une rivière en partie souterraine
L'altitude de la commune va de 343 à 467 mètres, le point haut se situant au col du Puy, au sud. L'Artière la traverse d'est en ouest, en grande partie en souterrain et partiellement canalisée, et peut entrer en crue. Un plan de prévention du risque inondation couvrant son bassin a été approuvé en 2002. Treize arrêtés de catastrophe naturelle ont été pris pour la commune, des tempêtes de 1982 aux inondations et coulées de boue de 2000.
Pour un propriétaire, deux priorités en découlent : une couverture solidement fixée face au vent, et une zinguerie capable d'évacuer l'eau lors des orages.
Maisons et appartements à parts presque égales
Selon l'Insee, Aubière comptait en 2023 un peu plus de 6 100 logements : 49,2 % de maisons et 46 % d'appartements. Le parc est plutôt récent : 23,1 % des résidences principales ont été achevées entre 1991 et 2005, et 14,9 % entre 2006 et 2020. Propriétaires et locataires sont presque aussi nombreux.
Sur une maison de moins de trente ans, l'essentiel relève de la prévention : démoussage, contrôle des faîtages, nettoyage des gouttières. Dans les maisons anciennes du bourg, la réparation porte plus souvent sur des tuiles anciennes devenues cassantes et des zingueries usées.
Un menhir inscrit et des démarches à vérifier
Le menhir du Pont d'Aubière, surnommé la Pierre Piquée, dressé allée Bourbaki aux Sauzes, est inscrit aux monuments historiques depuis 1971. Si votre maison se trouve dans ses abords, demandez en mairie si votre projet de toiture nécessite l'accord de l'architecte des Bâtiments de France. Ailleurs, un changement d'aspect du toit peut demander une déclaration préalable : le service urbanisme vous le confirmera.
Prendre contact depuis Aubière
RM Couverture, entreprise d'Issoire immatriculée en 2018, réalise ses travaux sous garantie décennale. Devis gratuit au 06 40 50 33 86 ou via la demande de devis. Pages voisines : Beaumont, Romagnat, Clermont Ferrand.


